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J'ai arrêté les cours classiques et j'ai accouché en 1h30
TémoignagesGuides pratiquesVie à AbidjanÉpisode 47

J'ai arrêté les cours classiques et j'ai accouché en 1h30

18 juin 202610 min de lecture
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Mon deuxième accouchement a duré 1h30. Le premier avait duré plus de 20 heures. Entre les deux, une seule différence réelle : la préparation. Pas les cours classiques de maternité que j'avais suivis en France et dont je n'avais quasiment rien retenu. Une préparation à l'accouchement rapide que j'ai construite mois après mois, ici à Abidjan, avec les bonnes personnes et les bonnes méthodes.

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Et la cerise sur le gâteau ? Mon bébé est finalement né à la maison, accueilli par notre nounou. En 2026, c'est bel et bien une réalité.

Ce que je vais te partager ici, c'est concret, vécu, et reproductible — dans le cas d'une grossesse sans complications. Je ne promets pas un accouchement rapide, personne ne peut le faire. Mais quand je compare ma préparation avant le premier et avant le deuxième, je suis convaincue que les cinq piliers que j'ai mis en place ont joué un rôle décisif.

Les 4 piliers qui ont réduit mon accouchement de 20h à 1h30

Deux accouchements, deux profils de préparation radicalement différents. Le premier : des cours classiques en France, rien de vraiment retenu, une douleur qui m'a surprise et submergée, une péridurale demandée en urgence. Le deuxième : une routine physique tenue sur 6 mois, des cours avec une doula locale, une préparation mentale intensive, et un mari qui a tout géré pendant que moi, je me concentrais uniquement sur mon corps.

Voici les quatre éléments, dans l'ordre où ils ont compté.

1. La préparation physique : marcher tous les matins à 5h30

En Côte d'Ivoire, on est très sédentaire. On utilise beaucoup la voiture, les routes ne sont pas toutes praticables à pied, et la chaleur n'invite pas à s'activer en journée. Résultat : sans effort conscient, tu bouges très peu pendant ta grossesse.

Ma solution a été simple et compatible avec mon niveau d'énergie : une marche matinale de 45 minutes à 1 heure, tous les jours à 5h30. Du lundi au samedi les premiers mois, du lundi au vendredi à partir du 6e mois. J'ai tenu ça pendant 6 mois (le premier trimestre m'avait totalement mise à plat, donc je ne compte pas cette période).

À partir du 6e mois, j'ai ajouté des étirements réguliers, puis des squats en fin de grossesse. L'objectif : préparer le canal de naissance, c'est-à-dire ouvrir le bas du corps pour accueillir le bébé le jour J. J'y reviens dans la section suivante.

2. La préparation intellectuelle : les bons cours, pas les cours classiques

J'avais fait des cours de préparation à l'accouchement en France lors de ma première grossesse. Mon mari et moi n'avions quasiment rien retenu. Rien ne nous avait marqués. Pour le deuxième, j'ai cherché une doula spécialisée en accouchement physiologique — et je l'ai trouvée ici, en Côte d'Ivoire.

"Quand je vois la qualité des cours qu'elle m'a donnés et ce que j'ai appris versus les cours que j'avais en France, je me dis que c'est vraiment le jour et la nuit."

J'ai suivi les cours de la doula Eva, basée à Abidjan. Elle m'a appris la gestion de la douleur, le rôle de l'ocytocine (l'hormone centrale de l'accouchement physiologique), et les techniques concrètes pour avancer dans le travail. Mon mari a fait le cours de l'accompagnant — un seul cours — et le jour de l'accouchement, il avait tout retenu. Il a été le cerveau que je ne pouvais pas être ce jour-là.

En complément, j'ai suivi le cours Birth Flow de Soul of Mama sur Instagram, très utile pour les mouvements et les techniques de gestion des contractions. Les deux se complétaient bien.

3. La préparation mentale : visualiser la douleur avant qu'elle arrive

C'est le pilier que j'avais totalement zappé pour le premier accouchement, et c'est celui qui a tout changé pour le deuxième. La douleur d'un accouchement physiologique est l'une des plus intenses qui existe. Quand elle m'a surprise la première fois, je me suis laissée submerger et j'ai demandé la péridurale immédiatement.

Pour le deuxième, j'avais un avantage : je connaissais la douleur. Pendant les trois derniers mois, j'ai visualisé cette douleur tous les jours. En boucle. En me disant : quand elle arrivera, tu seras prête, tu sauras la gérer. Ce n'est pas une technique ésotérique — c'est de la préparation mentale pure, la même qu'un athlète de haut niveau avant une compétition.

Le jour J, j'ai senti que ça fonctionnait. Je me suis créé une bulle. J'ai géré les contractions en vocalisant — faire des sons pendant la contraction — ce qui m'a vraiment aidée à traverser chaque vague sans me laisser dépasser. Mon cerveau était à la traîne (c'est normal, c'est physiologique), mais mon corps savait quoi faire.

4. Le partenaire : indispensable, pas optionnel

Mon mari a été exemplaire. Dès les premières contractions, il a préparé mon sac de maternité (que je n'avais pas préparé pour moi, seulement pour le bébé), géré la nounou, calmé l'ambiance, et m'a aidée à gérer chaque contraction avec exactement ce qu'on avait appris en cours. Tout ça en parallèle.

Sans lui, je n'aurais pas pu me concentrer à 100% sur mon corps. Et sans cette concentration, l'accouchement physiologique n'aurait pas été possible. Ton ou ta partenaire n'est pas là pour t'encourager vaguement — il ou elle doit être formé(e) et opérationnel(le).

Comment préparer ton canal de naissance : mon protocole du 6e mois au jour J

C'est le gap que personne ne t'explique dans les cours classiques. Le canal de naissance — le bas du corps qui va s'ouvrir pour accueillir ton bébé — se prépare physiquement. Et ça se fait dans les derniers mois, pas la dernière semaine.

Voici ce que j'ai fait, progressivement :

  • Du 6e au 7e mois : étirements quotidiens du bas du corps (hanches, périnée, intérieur des cuisses). J'ai suivi les recommandations du cours Birth Flow de Soul of Mama.
  • Du 7e au 8e mois : ajout des squats profonds, progressivement. Pas de performance — juste de la régularité.
  • Le dernier mois : intensification. Étirements et squats tous les jours, en plus de la marche matinale. L'objectif était d'assouplir au maximum le passage pour le jour J.

Les professionnelles que je recommandais sur Instagram (Soul of Mama, Eva Jadras) détaillent exactement ces mouvements. Ça m'a vraiment aidée. Je ne suis pas rémunérée pour en parler — c'est juste ce qui a fonctionné pour moi.

Et ne néglige pas la préparation alimentaire. J'ai mangé beaucoup de fibres, de légumes, de crudités tout au long de la grossesse. La Côte d'Ivoire facilite ça : avocats, mangues, pamplemousses selon les saisons. La chaleur te pousse naturellement vers les salades et les fruits frais. C'est un vrai avantage ici.

Je suis justement en train d'enrichir le guide avec un comparatif détaillé des ressources santé à Abidjan pour la grossesse et l'accouchement — professionnels testés, coûts réels, protocole de naissance validé à l'Hôpital Mère-Enfant. Le prix du guide va augmenter quand cet ajout sera publié. Pour en bénéficier au meilleur prix, inscris-toi sur la liste d’attente du guide V2.

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Rester mobile à Abidjan pendant la grossesse : pourquoi c'est plus difficile qu'ailleurs

La sédentarité est le piège numéro un pour les femmes enceintes installées à Abidjan. On prend la voiture pour tout. Les trottoirs ne sont pas toujours praticables. La chaleur décourage les sorties en journée. Et avec les embouteillages, même une petite sortie devient un effort mental avant d'être un effort physique.

Ma solution a été de marcher à 5h30 du matin. À cette heure-là, il fait frais à Cocody, les routes sont dégagées, pas de klaxons, pas de bouchons. 45 minutes à 1 heure, 5 à 6 jours par semaine. C'est tout. Pas de salle de sport, pas de programme élaboré — juste une routine que j'ai tenue pendant 6 mois parce qu'elle était compatible avec mon énergie et mon rythme naturel.

Si tu prépares ton installation à Abidjan avec des enfants ou en famille, la logistique quotidienne (transport, santé, rythme de vie) peut vite devenir un facteur de stress. les vrais coûts de santé que j'ai observés sur ma première année à Abidjan te donnent une idée concrète de ce que représente le poste santé ici — grossesse incluse.

La marche matinale a aussi eu un effet inattendu : mes contractions se sont déclenchées le matin. Coïncidence ou pas, le corps a ses habitudes.

Préparer l'aspect santé avant d'arriver à Abidjan, c'est aussi choisir la bonne clinique, le bon suivi, les bons professionnels. Si tu veux comprendre comment j'ai décidé d'accoucher ici malgré les conseils contraires, pourquoi j'ai refusé de rentrer en France pour accoucher détaille toute la réflexion derrière ce choix.

Ce que cette expérience change pour ta préparation à l'accouchement

Si tu lis ceci en préparant ton installation à Abidjan — que tu sois en diaspora ou en mission — et que tu es enceinte ou que tu prévois de l'être, voici ce que je retiens concrètement :

  • Commence à bouger dès le 2e trimestre — pas besoin de salle de sport, une marche quotidienne à l'heure qui te convient suffit.
  • Cherche une doula spécialisée accouchement physiologique à Abidjan si c'est ton projet. Il en existe, elles sont excellentes, et elles enseignent mieux que les cours classiques.
  • Inclus ton partenaire dans la préparation — au minimum un cours d'accompagnant. C'est lui ou elle qui sera ton cerveau le jour J.
  • Prépare-toi mentalement à la douleur — visualise-la, apprivoise-la avant qu'elle arrive. C'est la différence entre être submergée et être en maîtrise.
  • Mange local et de saison — avocats, mangues, pamplemousses. La Côte d'Ivoire offre des fruits et légumes de qualité tout au long de l'année.

La préparation à l'accouchement rapide n'est pas un mythe. C'est un ensemble de choix concrets, que tu peux anticiper et mettre en place progressivement. Aucun de ces éléments n'est hors de portée si tu arrives à Abidjan avec quelques mois devant toi.

Et si tu veux cartographier l'ensemble de ton projet d'installation — santé, logement, école, budget — avec quelqu'un qui est passée par là, transformer ce que tu viens de lire en feuille de route concrète pour ton arrivée est possible via l'accompagnement personnalisé.

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