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18 mois à Abidjan avec mari et enfants : le vrai bilan d'Amandine & Charles
TémoignagesVie à AbidjanÉpisode 35

18 mois à Abidjan avec mari et enfants : le vrai bilan d'Amandine & Charles

avec Amandine & Charles NSEKE

12 avril 20263 min de lecture
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Quand Amandine et Charles sont arrivés à Abidjan, ils avaient tout planifié. Une dizaine d'années d'expérience professionnelle chacun en France, deux filles de 4 et 6 ans, un projet commun de longue date. Ce qu'ils n'avaient pas prévu : à quel point les 18 premiers mois allaient les bousculer, les surprendre, et finalement les ancrer encore plus profondément dans leur choix.

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Deux parcours solides, une envie commune de rentrer en Afrique

Amandine est née et grandie à Douala, arrivée en France mineure. Elle a construit une carrière d'actuaire sur dix ans — AXA, Groupama, puis un poste de responsable d'une équipe de dix personnes dans une institution de prévoyance. Charles, ingénieur généraliste camerounais aussi, a démarré en ESN avant de devenir freelance tech lead en 2021.

L'envie de rentrer en Afrique a toujours été là pour tous les deux. Mais c'est la question de leurs enfants qui a fait basculer la décision. Leur fille aînée évoluait dans un environnement où elle était minoritaire. Elle commençait à dire qu'elle voulait les cheveux lisses.

« Ce qu'on voulait, c'est qu'elles évoluent dans un environnement où elles ne sont pas minoritaires, et surtout, on voulait qu'elles aient une belle confiance en elles dès le plus jeune âge. »

Le choix de la Côte d'Ivoire plutôt que le Cameroun

À l'origine, le plan était le Cameroun. Puis des contacts de Charles les ont orientés vers l'Afrique de l'Ouest. Charles avait commencé à prospecter au Cameroun en tant que freelance — et s'était rendu compte qu'il fallait être sur place pour que ça marche vraiment. C'est en cherchant ensemble la bonne destination qu'ils se sont tournés vers la Côte d'Ivoire et son écosystème économique dynamique.

La première année : des turbulences professionnelles réelles

Amandine a failli accoucher en France — elle avait de grosses réserves sur les maternités ivoiriennes. Finalement, son expérience à l'hôpital à Abidjan a été tellement positive qu'elle a décidé d'accoucher sur place pour son troisième enfant — né en Côte d'Ivoire, un mois et demi avant l'interview.

Côté professionnel, Amandine a eu une expérience initiale difficile dans son premier poste local. Elle l'a quitté. Elle a candidaté à un poste à l'UDG, passé l'entretien le lendemain, été retenue immédiatement. À Abidjan, les choses peuvent aller très vite dans les deux sens.

Charles, lui, a trouvé ses marques progressivement en freelance — en développant des projets locaux et en construisant un réseau sur place. Sa particularité : être d'origine béninoise lui a ouvert des portes dans les deux pays.

L'identité des enfants : la vraie raison de rester

Au fil de la conversation, un point revient comme le plus important dans leur ancrage à Abidjan. Leurs filles s'épanouissent. Elles ne sont plus minoritaires. Elles construisent une identité solide dans un environnement qui leur ressemble. Pour Amandine, qui a mis des décennies à avoir confiance en elle après avoir grandi à Paris, c'est la décision la plus importante qu'elle ait prise pour ses enfants.

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Ce qu'on retient

  • L'identité des enfants est souvent la motivation la plus profonde et la plus durable pour s'installer en Afrique en famille.

  • La première expérience professionnelle peut ne pas convenir — il faut prévoir le budget et la résilience pour en changer.

  • Accoucher à Abidjan est possible et peut être une expérience très positive dans les bonnes structures.

  • Les profils sénior (actuaire, tech lead) ont une vraie valeur sur le marché ivoirien — les opportunités existent.

  • La Côte d'Ivoire est une terre de rebond rapide : quand une porte se ferme, une autre peut s'ouvrir en 24 heures.

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